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Les actualités du DUAD'S Club

Club des Duadistes, le portrait du mois : Ludovic von Neipperg

Le DUAD est un prestigieux diplôme reconnu par le monde du vin en France et à l’étranger. Qui sont les membres du réseau formé par les Duadistes ? Chaque mois le DUAD’s club présente une ou un ancien Duadiste.

Ludovic von Neipperg, directeur technique des Vignobles Comtes von Neipperg (Château Canon La Gaffelière, La Mondotte, Clos de l’Oratoire… en AOC Saint-Emilion grand cru) est diplômé de la promotion 2018.

JUILLET 2021

 Ludovic von Neipperg bricebraastad

Photo (c) Brice Braastad

Son parcours

Natif de Saint-Emilion, j’ai étudié à l’Université de Saint Gallen, en Suisse. Après l’obtention d’un Bachelor en économie, j’ai eu l’occasion d’explorer le domaine de la finance d’entreprise, notamment en banque et en fond d’investissements. C’est en 2017 que j’ai tranché pour une carrière plus proche de mes racines. Ayant longtemps vécu dans une exploitation viticole, il m’a paru très naturel de reprendre des études afin de pouvoir aider ma famille. J’ai donc combiné les cours du DUAD avec une expérience au sein du Château Pontet Canet, en tant qu’ouvrier à la vigne et au chai. Après l’obtention du DUAD, j’ai complété mon cursus avec le Master anglophone de gestion de domaine viticole à Bordeaux Sciences Agro. J’ai officiellement intégré la structure familiale en mars dernier, même si en réalité, j’avais déjà participé à plusieurs campagnes de taille ou de travaux en vert. J’assure à présent la fonction de directeur technique des Vignobles des Comtes von Neipperg.

Le site des Vignobles Comtes von Neipperg

 

Pourquoi avoir choisi de passer le DUAD ?

Le DUAD a été pour moi un bon compromis, permettant à la fois de suivre des études académiques tout en travaillant. J’ai ainsi pu participer aux travaux viti-vinicoles en tant qu’ouvrier, tout en élargissant mes horizons théoriques. Le fait que cette formation dure moins d’un an m’a également paru attrayant. Mais par-dessus tout, j’avais eu de bons échos d’anciens Duadistes, qui comme moi, se prédestinaient au monde du vin sans avoir de formation en la matière.

Que vous a apporté le diplôme ?

L’enseignement du DUAD commence assez doucement afin d’asseoir les connaissances de base. Néanmoins, le rythme s’accélère vite, ce qui permet d’accéder à un niveau de connaissance respectable à la fin du diplôme. Les intervenants font un travail de vulgarisation très efficace qui permet d’acquérir le vocabulaire et le savoir requis pour approfondir l’étude de la littérature scientifique. En matière de dégustation, l’enseignement permet une approche du vin plus systématique et structurée, ce qui est primordial, en particulier pour tout métier de la production. En somme, la combinaison de cours théoriques et d’entrainement à la dégustation m’a servi de remise à niveau accélérée.

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de cette année de formation ?

Je garde un très bon souvenir des enseignements théoriques, notamment le cours sur l’architecture de la vigne et l’adaptation au terroir, donné par Jean-Philippe Roby, ou le cours sur l’univers des parfums, donné par Alexandre Schmit.!

Et le pire souvenir ?

Mes pires souvenirs sont certainement liés aux examens. En dehors de cela, je dois avouer que certaines molécules et certains échantillons de vin rendus défectueux m’ont laissé de vifs souvenirs. Nous avions par ailleurs eu droit à une dégustation de vins natures, pendant laquelle la fréquence d’apparition du goût de souris avait beaucoup intéressé les chercheurs de l’ISVV.

Y a-t-il un cours ou une dégustation qui vous a marquée en particulier ?

Nous avions souvent des vins d’assez haut niveau lors des séances de dégustation. Celle dont le thème était l’Italie m’avait particulièrement ouvert les yeux, notamment sur les vins du Piémont.

Etes-vous restés en contact avec des Duadistes de votre promotion ?

Bien que je ne fasse pas partie du DUAD’s Club, j’ai de temps à autre l’occasion de retrouver des Duadistes de ma promotion. Je suis néanmoins frappé par la fréquence avec laquelle je rencontre des anciens Duadistes totalement par hasard.

 Être Duadiste, pour vous, c’est…

Avoir bénéficié d’une bonne formation reconnue, qui donne accès à de nombreuses opportunités dans le monde du vin. C’est aussi faire partie d’un réseau composé d’un grand nombre de personnes dans des secteurs assez variés.

 

Propos recueillis par Audrey Marret