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Club des Duadistes, le portrait du mois: Jane Anson

Le DUAD est un prestigieux diplôme reconnu par le monde du vin en France et à l’étranger. Qui sont les membres du réseau formé par les Duadistes ? Chaque mois le DUAD’s club présente une ou un ancien Duadiste.

Journaliste, auteure et dégustatrice pour Decanter, Jane Anson est de la promotion 2013.

AOUT  2020

 Photo JA

 

Son parcours :

Diplômée de l’University College London (UCL), Jane Anson est journaliste, auteure et chroniqueuse spécialisée dans le vin. Installée depuis 2003 à Bordeaux, elle est la correspondante de Decanter’s Bordeaux et travaille régulièrement pour de nombreux médias, dont le South China Morning Post, à Hong Kong et DecanterChina.com. Jane Anson a également participé à plusieurs guides, parmi lesquels le « Michelin Guide to the Wine Regions of France » (2009), le guide de Thomas Cook Publishing ou encore www.winetravelguides.com.

Nommée parmi les finalistes du « Louis Roederer Wine Feature Writer of the Year 2009 » et du « Glenfiddich Wine Writer of the Year 2007 », Jane Anson est l’auteure de plusieurs ouvrages : « The Wine Opus » et « 1000 Great Wines That Won’t Cost a Fortune » (éditions DK), « Elixirs » (« Bordeaux Legends : The 1855 First Growth Wines » en anglais) publié aux éditions de La Martinière et en 2017 « Le vin naturellement » (éditions EPA). Son dernier ouvrage « Inside Bordeaux », guide novateur sur les vins de Bordeaux, est paru en 2019 (chez Berry Bros. & Rudd Press) avec la participation de Kees Van Leeuwen comme conseiller scientifique.
Jane Anson est également formatrice à l’Ecole du Vin de Bordeaux. Elle a été diplômée du DUAD en 2013.

Son site : www.newbordeaux.com/

 

Pourquoi avoir choisi de passer le DUAD ?

Honnêtement, c'est parce qu’à chaque fois que je rencontrais Denis Dubourdieu, il me demandait pourquoi je ne l'avais pas déjà fait ! Finalement, j'ai compris qu'il avait raison : c'était une vraie stupidité de ma part d’avoir accès à la richesse de l’ISVV à Bordeaux et je ne pas en profiter.

 

Que vous a apporté le diplôme ?

Tellement de choses ! Surtout une meilleure connaissance de la dégustation, bien évidemment, mais aussi des échanges, des contacts, du plaisir intellectuel (et aussi une amélioration de mon français, même s’il n’est pas toujours parfait !). Le DUAD a également aidé ma carrière de dégustatrice pour la revue Decanter.

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de cette année de formation ?

La qualité des interventions de Denis Dubourdieu, d’Axel Marchal, de Gilles de Revel, de Kees Van Leeuwen et de toute l'équipe. Aussi, Alexandre Schmitt et sa connaissance des arômes : ses cours étaient fascinants.

Et le pire souvenir ?

L'angoisse avant les tests organoleptiques !

Y a-t-il un cours ou une dégustation qui vous a marquée en particulier ?

Toutes les interventions et dégustations sur les défauts étaient à la fois fascinantes et utiles.

Être Duadiste, pour vous, c’est

Un vrai honneur !

 

Propos recueillis par Audrey Marret

Club des Duadistes, le portrait du mois: Jean Aubry

Le DUAD est un prestigieux diplôme reconnu par le monde du vin en France et à l’étranger. Qui sont les membres du réseau formé par les Duadistes ? Chaque mois le DUAD’s club présente une ou un ancien Duadiste.

Chroniqueur au quotidien montréalais Le Devoir, le Québécois Jean Aubry est de la promotion 1987.

JUILLET  2020

Jean Aubry

Son parcours :
Formé à l’Institut d’œnologie de Bordeaux (DUAD, promotion 1987), Jean Aubry complète sur place sa formation par un stage de vinifications auprès de Jean-Claude Berrouet aux châteaux Petrus et Lafleur-Gazin, et, plus tard, chez Taittinger, en Champagne. Il fonde, au début des années 2000 L’École des femmes du vin, à Paris, qui a pignon sur rue chez Maxim’s. Il est collaborateur vin au Figaro Magazine, Cuisine & Vins de France et Gault & Millau et, au Québec, à l’Actualité Médicale, La Barrique et Vins & Vignobles. De retour au pays, il poursuit le filon vin en devenant wine coach, sommelier sans tablier, animateur et chroniqueur. Lauréat de plusieurs prix journalistiques (dont Louis Marinier à Bordeaux, Grands jours de Bourgogne etc.), Jean Aubry est aujourd’hui connu pour la liberté de sa plume. Il partage avec humour et passion chaque semaine depuis 1993 les humeurs du vin au quotidien montréalais Le Devoir. Il a publié 13 éditions du « Guide Aubry des 100 meilleurs vins à moins de 25 $ » aux éditions Transcontinental. Il œuvre aujourd’hui chez Studio Vin où il anime cours et propose de belles rencontres et expériences autour du vin.

En savoir plus sur Studio Vin

Pourquoi avoir choisi de passer le DUAD ?
Après avoir mis en place un petit groupe de dégustation au tout début des années 1980 nommé « Les écoliers du vin » et après quelques années de sommellerie informelle dans la restauration québécoise (la sommellerie était anecdotique au Québec à cette époque), il m’est venu cette idée d’aller à la rencontre de mentors avec lesquels je pourrais m’enrichir mais surtout m’assurer de bases plus scientifiques en ce qui a trait au vin et bien sûr, aux techniques liées à la dégustation. Amateur de Bordeaux, la région s’imposait alors d’office en raison de sa réputation mais aussi par la qualité des intervenants sur place, dont le grand Émile Peynaud – que je suivrai d’ailleurs en fin de parcours dans son travail à titre d’observateur. Je ne me doutais pas alors que son livre « Le goût du vin », que j’ai lu et relu d’une couverture à l’autre comme bon nombre d’entre vous d’ailleurs, allait baliser ma route ultérieurement.

Que vous a apporté le diplôme ?
Si ma mémoire est bonne, je n’étais certes pas un premier de classe (je pense n’avoir eu que la note de passage !) mais cette expérience, sur place, avec des amateurs venus des quatre coins du monde était enrichissante à plusieurs égards. Ce diplôme à vrai dire m’a donné un peu plus d’assurance, de connaissance et une ouverture d’esprit qu’un Québécois comme moi – très loin du milieu vitivinicole français – ne pouvait qu’espérer. J’étais toutefois particulièrement studieux sur place, lisant et relisant les « Techniques et travail du vin » (Peynaud) encore une fois dans ses moindres détails, fasciné de ce que rescellait le vin du point du vu microbiologique.

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de cette année de formation ?
Que de souvenirs ! Mes visites dans le vignoble et ses châteaux déjà où les hôtes me recevaient avec beaucoup de fraternité. Lynch-Bages, Pontet-Canet, Domaine de Chevalier, Haut-Bailly, Fieuzal, Smith Haut Lafitte, Haut-Brion, Margaux, Petrus, Chasse-Spleen et j’en passe… J’ai pu sur place déjà assurer une correspondance journalistique avec le quotidien Le Devoir au Québec avec lequel, par un heureux hasard, j’allais être le chroniqueur officiel vin quelques six années plus tard.

Mes rencontres avec le grand Émile Peynaud bien sûr mais surtout avec Denis Dubourdieu dont les nombreuses invitations au Château Reynon et à Doisy-Daëne m’ont ouvert les yeux sur les vinifications. Denis me fera d’ailleurs passer mon examen oral sur les fermentations en barrique des vins blancs. Sa simplicité, son érudition, sa chaleur humaine m’ont touché. Sa disparition m’a bouleversé. La rencontre avec Jean-Claude Berrouet, alors œnologue à Petrus, a aussi été marquante. Je lui dois, après une demande officielle à la fin d’un séminaire qu’il livrait à Talence, de m’avoir invité à titre de stagiaire aux établissements Jean-Pierre Moueix. Encore une fois, sa complicité immédiate mais surtout son grand professionnalisme étaient en tous points inspirants. Plusieurs reportages presse ont été réalisés à la suite des rencontres avec ces grosses pointures du monde du vin bordelais.

Et le pire souvenir ?
Sans doute de ne boire que… du bordeaux pendant un an ! Bon, relativisons, car déguster tous ces grands crus classés a été très formateur pour moi et leur accès plutôt facile. Comme Québécois habitué, via la Société des Alcools du Québec, à une sélection très large des meilleurs vins de la planète, je me sentais un peu à l’étroit sur le plan diversité. Mais à vrai dire, je ne conserve aucun souvenir malheureux de mon séjour sur place.

Y a-t-il un cours ou une dégustation qui vous a marqué en particulier ?
Étudier mes seuils de sensibilité et la compréhension moléculaire du vin me fascinait. Guimberteau, Ribéreau-Gayon, Dubourdieu et les autres professeurs ont tous été à la hauteur pour m’initier à la chose.

Etes-vous resté en contact avec des Duadistes de votre promotion ?
Oui, un autre Québécois du nom de Guy Vidal avec qui je me suis lié d’amitié sur place.

Être Duadiste, pour vous, c’est…
A recommander à toute personne qui veut aller plus avant sur le plan de la compréhension du vin. Une année formatrice qui permet d’établir de solides bases et de savoir de quoi on parle par la suite quand il s’agit de causer vin. À titre de journaliste et de formateur, cela m’a été très utile en me conférant de la crédibilité, de l’intégrité. Surtout en ces périodes où les fake news abondent et où les influenceurs de toutes sortes inondent les médias.

 

Propos recueillis par Audrey Marret

Club des Duadistes, le portrait du mois: Séverine Bonnie

 Le DUAD est un prestigieux diplôme reconnu par le monde du vin en France et à l’étranger. Qui sont les membres du réseau formé par les Duadistes ? Chaque mois le DUAD’s Club présente une ou un ancien Duadiste.

Dirigeant avec son époux Jean-Jacques le Château Malartic-Lagravière, dans l’appellation Pessac-Léognan, Séverine Bonnie est de la promotion 2004.

JUIN  2020

Bonnie

Son parcours :

Diplômée en économie et marketing, Séverine Bonnie a débuté son parcours professionnel dans la communication et le marketing au sein de plusieurs grands groupes de presse à Paris. Arrivés en 2003 au sein du Château Malartic-Lagravière, grand cru classé de Graves racheté en 1997 par les parents de Jean-Jacques, Séverine et Jean-Jacques se partagent les responsabilités, au côté de sa sœur et de son mari.

Séverine et Jean-Jacques Bonnie sont titulaires, tous les deux, du DUAD passé en 2004. Séverine Bonnie est également diplômée du WSET, niveau 3, en 2014. Elle s’investit dans plusieurs organismes professionnels (Union des Crus Classés de Graves, syndicat de Pessac-Léognan) et est une des fondatrices de l’association Bordeaux Oxygène, créée en 2005.

 

En savoir plus sur le Château Malartic-Lagravière

 

Pourquoi avoir choisi de passer le DUAD ?

Nous sommes arrivés à Bordeaux en 2003 pour reprendre progressivement la propriété familiale, le Château Malartic-Lagravière. Mes beaux-parents nous avaient proposé de les rejoindre. On nous avait conseillé à l’époque de faire le DUAD, car nous ne sommes ni scientifiques l’un et l’autre de formation, et encore moins œnologues. C’était un peu un challenge à la fois d’arriver à Bordeaux, de changer de vie, de métier et de passer le DUAD en même temps !

Que vous a apporté le diplôme ?

Le diplôme m’a permis de pouvoir comprendre les questions de nos cadres techniques, maîtres de chai, chefs de culture, de pouvoir lire des publications scientifiques, de comprendre de quoi on parle… Nous nous sommes plongés dans le monde du vin, et j’ai trouvé ça passionnant. J’ai adoré cette année.

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de cette année de formation ?

Les dégustations à l’aveugle où l’on se fait avoir ! Lors d’une séance, nous avons dû déguster des vins présentés en bouteille avec leur étiquette. Bien sûr, les étiquettes ne correspondaient pas au bon vin : il y en avait un en double et tout le monde s’est fait avoir. On comprend alors que l’influence de l’étiquette et du nom est bien réelle et que la dégustation est subjective.

Et le pire souvenir ?

La pression que je m’étais mise ! Je m’étais mis en tête que je n’avais pas le droit à l’erreur. Nous passions donc nos week-ends à réviser mais c’était au final très sympa car nous nous sommes fait de bons copains et on retrouvait un peu l’esprit étudiant en révisant ensemble.

Y a-t-il un cours ou une dégustation qui vous a marquée en particulier ?

Dans cette salle de dégustation avec quarante personnes, la première chose que j’ai apprise, c’est de ne pas avoir peur de prendre la parole pour dire ce que je pense. C’est quelque chose qui m’a marquée. Au début, Je n’osais pas dire ce que je ressentais. Déjà, je n’avais pas de vocabulaire, et face à des professionnels, ça peut être intimidant. Mais si on sent tel arôme, telle fleur, tel fruit ou telle essence d’arbre, cela reste bien réel pour la personne qui le perçoit.
 

Etes-vous restés en contact avec des Duadistes de votre promotion ?

Oui, nous croisons régulièrement quelques anciens camarades de promotion, dans le milieu professionnel. Nous avons aussi rencontré nos meilleurs amis avant le DUAD et nous nous sommes retrouvés là-bas par hasard. Nous venions d’arriver à Bordeaux, nous étions mariés depuis quelques années et sans enfant, et c’est vrai que cette année-là a structuré des amitiés fortes.

Être Duadiste, pour vous, c’est… 
Une grande famille ! Et pour quelqu’un qui n’est ni œnologue, ni scientifique, le diplôme donne un peu de légitimité.

Propos recueillis par Audrey Marret

Club des Duadistes, le portrait du mois: Jean-Charles CAZES

 Le DUAD est un prestigieux diplôme reconnu par le monde du vin en France et à l’étranger. Qui sont les membres du réseau formé par les Duadistes ? Chaque mois le DUAD’s Club présente une ou un ancien Duadiste.

Jean-Charles Cazes dirige l’ensemble des vignobles de la famille Cazes, incluant les châteaux Lynch-Bages et Cordeillan-Bages, dans le Médoc. Il est de la promotion 2005.

Mai  2020

jean charles cazes 1

Son parcours :

Diplômé en sciences économiques et finance, Jean-Charles Cazes débute sa carrière au Brésil, en tant que contrôleur de gestion. Passionné de vin, il devient à partir de 2001 le responsable commercial de JM. CAZES Sélection en Scandinavie, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

Jean-Charles Cazes est diplômé du DUAD en 2005. En 2006, il prend naturellement la relève de son père Jean-Michel Cazes et dirige depuis l’ensemble des vignobles de la famille Cazes, français et étrangers. Sous son impulsion se fait l’acquisition du Domaine des Sénéchaux à Châteauneuf-du-Pape. En 2017 la famille Cazes acquiert le Château Haut-Batailley, à Pauillac.

De sa presqu’île du Médoc, Jean-Charles Cazes peut assouvir un autre plaisir que celui du vin : le surf. Il est régulièrement fidèle au rendez-vous du mascaret, cette célèbre vague de rivière girondine qui se surfe à contre-courant.

Pourquoi avoir choisi de passer le DUAD ?

Pour avoir des connaissances plus techniques, et asseoir des connaissances empiriques sur des notions plus théoriques. Des anciens m’ont recommandé le diplôme. Puis je connaissais bien Denis Dubourdieu. Avec deux demi-journées par semaine, le format du diplôme correspondait également bien à ce que je pouvais faire, tout en me permettant de continuer à travailler et à voyager.

Que vous a apporté le diplôme ?

Des rencontres, des amitiés et quelques contacts ; certains sont au Japon, à Singapour ou encore à Bordeaux. Mais je venais chercher avant tout des connaissances techniques et la pratique de la dégustation.

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de cette année de formation ?

Tous les cours de dégustation étaient passionnants. Je me souviens de la première séance de dégustation, où l’on nous a fait goûter le même vin dans trois bouteilles différentes, avec des étiquettes prestigieuses et d’autres moins. Dans les notes de tous les dégustateurs, c’était toujours l’étiquette la plus prestigieuse qui ressortait en numéro un. C’était déjà le coup de semonce, d’entrée, qui nous annonçait qu’il fallait être conscient que la dégustation est subjective. C’était un contrepied assez amusant, dès le premier cours. Je retiens également les cours de Denis Dubourdieu, passionnant et très technique sur la partie vinification.

Et le pire souvenir ?

Il a été difficile de me remettre dans une logique d’examen. J’avais quitté la fac et les études supérieures des années auparavant. Et de se remettre à bosser des cours et à avoir le stress des examens était la partie la moins agréable.

Y a-t-il un cours ou une dégustation qui vous a marqué en particulier ?

Oui, celle avec Jean-Claude Berrouet, l’œnologue de Petrus. Nous avons fait avec lui une dégustation de pomerol. Mais au-delà de la dégustation, j’ai surtout retenu son discours, un discours humaniste, un discours d’homme du vin qui en parle sans emphase, avec des mots simples mais justes. A la fin de cette dégustation, Jean-Claude Berrouet est le seul intervenant à avoir été applaudi. C’était tellement lumineux ! Tout le monde a été emporté par ses commentaires, son analyse et sa vision du vin. Il n’était pas uniquement sur la description du produit mais il a parlé de sa perception du vin en général, et c’était passionnant. Ça a été un grand moment, salué et reconnu par toute la classe.

Etes-vous resté en contact avec des Duadistes de votre promotion ?

Oui, trois ou quatre personnes que je revois parfois.

Être Duadiste, pour vous, c’est…

C’est avoir un intérêt certain pour la dégustation et la technique du vin. C’est aussi avoir une vision élargie. Le DUAD nous a ouvert à d’autres vins que ceux de Bordeaux.

 

Propos recueillis par Audrey Marret

Club des Duadistes, le portrait du mois: Véronique Sanders

Le DUAD est un prestigieux diplôme reconnu par le monde du vin en France et à l’étranger. Qui sont les membres du réseau formé par les Duadistes ? Chaque mois le DUAD’s club présente une ou un ancien Duadiste.

Avril 2020

Véronique Sanders 2

A la tête du Château Haut-Bailly, grand cru classé de Graves en Pessac-Léognan, Véronique Sanders est de la promotion 1998.

Son parcours :

Après des études littéraires puis d’économie et de communication à la Sorbonne (CELSA), Véronique Sanders démarre une carrière de consultante chez Publicis entre Prague et Paris. En parallèle, elle est également passionnée par l’univers du vin, dans lequel elle a grandi et qui fait partie de son histoire familiale. 

En 1997-1998, afin de parfaire ses connaissances sur le vin, elle passe le diplôme du DUAD à la faculté d’œnologie de Bordeaux.

En 1998, à la suite de la vente du Château Haut-Bailly par son grand-père, Jean Sanders, Robert G. Wilmers, un Américain tombé amoureux de Bordeaux, lui confie le poste de gérante de la propriété. Grâce à l’opportunité qui lui est offerte de diriger un grand cru bordelais, Véronique Sanders retrouve la passion qui l’anime depuis l’enfance. Son objectif : permettre aux vins de Haut-Bailly d’atteindre l’excellence et perpétuer leur élégance.

Depuis 2012, Véronique Sanders s’applique également à mettre l’expertise des équipes du grand cru au service du Château Le Pape, propriété voisine de Haut-Bailly.

En savoir plus sur le Château Haut-Bailly.

 

Véronique Sanders,

Pourquoi avoir choisi de passer le DUAD ? 

Le Duad est une formation courte d’un an mais extrêmement diverse et complète dans ses enseignements. Toutes les matières étudiées sont passionnantes. La qualité et le sérieux de cette formation sont d’ailleurs universellement reconnus car de nombreux étrangers postulent chaque année.

Que vous a apporté le diplôme ? 

Une connaissance théorique complémentaire à la pratique que j’exerçais ainsi qu’une culture générale viti-vinicole. C’est un formidable accélérateur de connaissances au sens où j’aurais mis des années à apprendre sur le terrain ce qui m’a été enseigné par des professeurs remarquables en quelques mois. Ce diplôme vous permet aussi de mesurer toute l’étendue du savoir qu’il faut avoir pour comprendre tant la vie des terroirs que celle des vins. C’est finalement un point de départ car pas moins d’une vie est nécessaire pour acquérir cette connaissance… De la compréhension de mon ignorance est née également une grande amitié avec Denis Dubourdieu qui nous a accompagné à Haut-Bailly pendant presque 20 ans. Universitaire, chercheur, et praticien, il savait croiser le monde des idées et celui de la réalité.

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de cette année de formation ? 

Ils sont multiples : les cours d’histoire de Philippe Roudié étaient exceptionnels, ceux de Denis Dubourdieu passionnants et indispensables, les cours de dégustation nous ont éduqué le palais et ouvert les yeux…

Et le pire souvenir ?

Les examens car il y avait un fort écrémage…

Y a-t-il un cours ou une dégustation qui vous a marqué en particulier ?

Les cours d'olfaction d’Alexandre Schmitt et l’apprentissage de la mémorisation des arômes mais aussi des molécules aromatiques du vin enseignées également avec talent en dégustation par Gilles de Revel.

Etes-vous restée en contact avec des Duadistes de votre promotion ? 

Oui bien sûr ! Mais il est surtout étonnant de rencontrer des Duadistes de tous âges et de tous univers partout… C’est une formation que nous recommandons souvent. Et je suis émerveillée de suivre l’évolution des cours et des enseignements au travers des jeunes générations actuelles. Le DUAD est une formation vivante qui évolue au fil des découvertes des sciences œnologiques.

Être Duadiste, pour vous, c’est…

Avoir eu la chance de bénéficier d’une remarquable formation et de faire partie d’un incroyable réseau de passionnés et amoureux du vin ! 

 

Propos recueillis par Audrey Marret

Club des Duadistes, le portrait du mois : Dewey Markham Jr.

Le DUAD est un prestigieux diplôme reconnu par le monde du vin en France et à l’étranger. Qui sont les membres du réseau formé par les Duadistes ? Chaque mois le DUAD’s club présente une ou un ancien Duadiste.

Mars 2020

Dewey Markham, Jr. photo

Auteur de l’ouvrage « 1855 : Histoire d'un classement des vins de Bordeaux », Dewey Markham Jr. est de la promotion 1997.

Son parcours :

New-yorkais de souche, Dewey Markham Jr. est diplômé de la New York University (Licence en Littérature Anglaise et Maîtrise en Cinéma). A l'approche de la trentaine, son parcours professionnel l'oriente vers la cuisine : il mène une brillante carrière qui le mène en 1986 à Paris, où il occupe le poste de Directeur de l'École de Cuisine La Varenne. De retour aux États-Unis, il travaille dans deux des plus importants magasins de vin de New York : Morrell and Company et Sherry-Lehmann Wines and Spirits. Le prestigieux Culinary Institute of America lui confie une série de cours sur le vin et il écrit « Wine Basics » (publié aux États-Unis par John Wiley and Sons), devenu un classique du genre avec treize rééditions.

En 1993, Dewey Markham Jr. s'installe à Bordeaux pour entreprendre un travail de recherche sur l'histoire de la classification des vins de Bordeaux. Il publie en 1997 « 1855 : Histoire d'un classement des vins de Bordeaux » (publié aux États-Unis par John Wiley and Sons et en France par les Éditions Féret), ouvrage unanimement salué par la critique et les professionnels. Auteur, formateur, conférencier et organisateur de visites dans le vignoble bordelais, Dewey Markham Jr. est également intervenant professionnel à l’ISVV.

Son site : DMjWineWorks

Dewey Markham Jr. 

Pourquoi avoir choisi de passer le DUAD ?

La décision de passer le DUAD fut presque due au hasard : j’étais juge aux Citadelles du Vin où j’ai fait la connaissance de Gilles de Revel. Il m’a parlé du DUAD et m’a invité à visiter la faculté d’œnologie pour voir les installations et en apprendre davantage sur le programme. A cette époque, j’étais vers la fin de mon travail sur mon livre sur le classement et donc l’idée de suivre un cours de dégustation m’a paru très intéressante.

Que vous a apporté le diplôme ?

Le diplôme a donné une reconnaissance supplémentaire à la réputation établie grâce à mon livre : en France, le DUAD est une référence incontournable, après tout. Mais plus important que le diplôme fut tout le processus pour l’obtenir. Lorsque j’ai appris que le DUAD était un cours de dégustation, j’ai cru que j’aurais mon nez enfoncé dans un verre tout le temps en identifiant des arômes, mais c’était beaucoup plus que ça : toucher à tous les aspects de la viticulture, de la viniculture, de l’histoire et du commerce du vin m’a donné une base très solide qui m’a permis d’avancer plus loin, plus vite dans les autres domaines du vin. Je peux dire sans hésitation qu’après mon livre je n’aurais pas pu appréhender aussi bien d’autres domaines (l’enseignement, l’écriture d’articles, les traductions, l’œnotourisme, les conférences et tout le reste) sans avoir l’orientation donnée par le DUAD.

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de cette année de formation ?

Les séances avec Denis Dubourdieu. Ses cours étaient exigeants, presque effrayants, mais son approche dans sa totalité était plus qu’une formation, c’était une initiation à une philosophie du vin. Inestimable !

Et le pire souvenir ?

Le pire souvenir fut lorsque j’ai entendu les mots « cycle de Krebs » et fus renvoyé à mes cours de biologie au lycée, avec toutes les difficultés que ça m’a donné…

Y a-t-il un cours ou une dégustation qui vous a marqué en particulier ?

La séance dans la salle de dégustation qui a commencé avec un échantillon d’ethyl-4 phenol, que j’ai identifié comme « sparadrap » (« Band-Aid » en particulier). Lorsqu’il fut révélé comme « sueur de cheval », j’ai compris que beaucoup de références de dégustation que je trouvais incompréhensibles dans mes lectures l’étaient parce que les expériences qui les ont engendrées sont étrangères à ma vie actuelle. J’ai souvent coupé mes doigts et j’ai utilisé des sparadraps, mais j’ai eu très peu d’opportunités de voyager à cheval et de sentir sa sueur. Depuis, lorsque je sens des sparadraps dans un vin, je dis « sueur de cheval », et lorsque je lis « sueur de cheval » dans une note de dégustation je pense « sparadrap ».

Etes-vous resté en contact avec des Duadistes de votre promotion ?

Depuis notre promotion en 1997, presque tous les ans, je réunis autour d’un dîner environ une demi-douzaine de camarades de cours pour garder le contact, et -surtout- bien manger et bien boire.

Être Duadiste, pour vous, c’est… 
C’est faire partie d’un groupe qui partage une approche, une conception du vin qui est pour beaucoup dans la création, l’appréciation et la compréhension d’un monde qui touche les sens, l’intellect et le plaisir qui enrichit la vie de tous les jours.

Interview réalisée par Audrey Marret

Message de la Présidente

Jeudi 19 mars 2020

Chers Amis,
 

Nous faisons face depuis quelques semaines à une situation exceptionnelle et les autorités de tous les pays prennent des décisions extrêmement fortes pour tenter d’endiguer la pandémie.

Samedi dernier, le premier ministre de la République Française a demandé la fermeture de la totalité des lieux publics non essentiels ainsi que la mise en place du télétravail à grande échelle.

Lundi soir, le Président de la République a déclaré « l’état de guerre » sur le territoire avec pour conséquence directe un confinement généralisé.

Le DUAD’s Club, comme toutes les organisations, est impacté par cette situation et y répondra au mieux. Nous avons fait le choix, en cohérence avec les mesures gouvernementales, d’annuler dans un premier temps la totalité des évènements de l’association jusqu’à mi-avril.

Nous tenons à vous assurer de notre complète solidarité dans ces moments où notre communauté a plus de sens que jamais.

Nous restons donc à votre écoute et à votre disposition pour répondre à vos questions et savons que de meilleurs moments nous attendent bientôt, individuellement et collectivement.


Dans l’attente du plaisir de vous retrouver, prenez soin de vous et de vos proches, 

Bien amicalement

Votre dévouée Présidente
Delphine Landais-Dentraygues

 

La Promo Lascombes

Une belle cérémonie que celle de la remise des diplômes aux nouveaux duadistes de la promo 2019 au Château Lascombes qui avait accepté de la parrainer. Au programme, visite des chais, remise de diplômes et réception dans le parc du château !

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Autour d'une bouteille avec Véronique Boss-Drouhin par Gilles Berdin

Cela commence pour Gilles Berdin (DUAD 1992) par une envie de Bourgogne pour cet ouvrage avec Véronique  Boss-Drouhin, une envie de découverte d'un territoire moins connu pour lui que le Bordelais. A l'occasion d'un contact qui le conseille, il connaitra Véronique Boss-Drouhin qui va l'initier aux secrets de la Bourgogne, à sa Bourgogne. Une belle rencontre à découvrir dans cet ouvrage ...

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